13 Juil PASSEPORT-VACANCES : UN SUCCÈS JAMAIS DÉMENTI
Lancé à la fin des années 70, le Passeport-Vacances s’est imposé comme un acteur incontournable des étés genevois, offrant des vacances abordables et éducatives à des jeunes âgés entre 10 et 15 ans. Créateur de souvenirs, il est surtout une formidable source de développement personnel pour tous ces enfants et adolescents.
Partir à la découverte des chauves-souris, construire sa ville imaginaire, participer à un atelier scientifique au CERN ou apprendre les techniques de la capoeira… Voilà quelques-unes des 135 activités que le Passeport-Vacances proposera cet été, pendant tout le mois de juillet, à plus de 700 enfants, âgés entre 10 et 15 ans !
Créé en 1978 par le Département de l’instruction publique (DIP), en partenariat avec Pro Juventute, devenue 022 Familles en 2021, le Passeport-Vacances portait une mission sociale dès ses prémices : offrir des vacances abordables et éducatives aux enfants. Ces années 70 sont alors marquées par deux chocs pétroliers successifs, une inflation massive et une récession qui fragilise les revenus et l’emploi. Toutes les familles n’avaient donc pas forcément de moyens suffisants pour partir au bord de la mer ou louer un chalet dans les Alpes… Le Passeport-Vacances leur offrait ainsi un bol d’oxygène bienvenu, au moment où la trêve estivale sonnait : leurs enfants avaient l’occasion de profiter de ces semaines de congé pour se ressourcer, se faire des amis et, surtout, découvrir des univers différents.
Autonomie, intégration et équilibre
Depuis, le succès du Passeport-Vacances ne s’est jamais démenti. Parce qu’il répond à une demande. Parce qu’il remplit un rôle éducatif et social évident. « L’apprentissage ne se limite pas aux salles de classe », explique Anne Hiltpold, conseillère d’État en charge du DIP. « Il est tout aussi crucial de donner aux enfants des opportunités pour développer des compétences pratiques, sociales et émotionnelles dans des contextes variés. Le Passeport-Vacances incarne parfaitement cette ambition. »
Avec ce programme, chaque journée devient une possibilité d’exploration et de croissance personnelle pour l’enfant ou l’adolescent. Il encourage son autonomie, puisqu’il conçoit son programme personnel dans le catalogue d’activités proposées. Il favorise son intégration locale, car il lui permet de découvrir son canton sous un autre prisme. Dans cette ère numérique, il est surtout une formidable source d’équilibre et d’éveil : quelques heures durant, l’enfant quittera des yeux son écran – de portable ou d’ordinateur – pour participer à une activité, ludique ou culturelle. Et tout ça, pour la modique somme de 80 francs.
Un programme subventionné par l’État de Genève
Le Passeport-Vacances est d’ailleurs un exemple de partenariat public-privé réussi. Alors que les familles paient une contribution de 80 francs par enfant inscrit, l’État de Genève subventionne, de son côté, Fondation 022 Familles pour la gestion de ce programme. D’autres fondations privées contribuent financièrement à ce projet.
Mais, pour 022 Familles et Livia Bensemmane, responsable du Passeport-Vacances à la fondation, l’organisation demande une rigueur et une attention de tous les instants. Entre la gestion des inscriptions, l’attribution des activités, la recherche des bénévoles et des partenaires, les défis sont nombreux, année après année. D’autant plus que, depuis 2025, le programme est désormais proposé aussi pendant les vacances de Pâques.
- Gestion des inscriptions. La demande ne cesse d’augmenter avec les années. Il n’était encore « que » 556 en 2022… Aujourd’hui, avec 727 passeports délivrés pour l’été 2025, soit une hausse de 30% en quatre ans, et 189 pour les vacances de Pâques, le Passeport-Vacances a trouvé son rythme de croisière. L’objectif n’est pas de grandir à tout prix, mais de délivrer un service qualitatif.
- Attribution des activités. Lorsqu’il s’inscrit, l’enfant ou l’adolescent exprime ses vœux. Il y a forcément des activités qui sont plus séduisantes que d’autres. Pendant l’été, surtout en période de canicule, on favorisera, par exemple, l’extérieur… Comment gérer une demande trop forte en fonction de l’offre ? 022 Familles demande à un algorithme de distribuer les activités pour éviter les décisions subjectives et couper court à d’éventuels débats.
- Recherche de bénévoles. Les activités sont encadrées par des moniteurs et monitrices bénévoles, débutants ou expérimentés, lesquels sont défrayés pour leur engagement. 022 Familles fait appel à son propre réseau pour former son équipe, souvent des anciens bénéficiaires du programme qui souhaitent le plus souvent rendre à la fondation ce qu’elle leur a donné. Une formation conforme à la charte de qualité du Groupement genevois pour la qualité dans les organismes de vacances, est proposée à ces bénévoles.
- Gestion des partenaires. À chaque activité, son partenaire ! Institutions, artisans, musées… Que l’on propose aux enfants de découvrir l’art du combat des Jedis ou d’apprendre à construire son propre robot, le Passeport-Vacances s’appuie sur le savoir-faire de prestataires reconnus. Si la pandémie, en 2020, a provoqué la démobilisation de près de 50% d’entre eux, l’équipe de la Fondation 022 Familles est parvenue à étoffer son portefeuille, organisant une veille sur le Net et en échangeant avec leurs homologues dans les autres cantons. Désormais, ce ne sont pas moins de 135 activités qui sont proposées chaque été aux enfants.
En près de 50 ans, le Passeport-Vacances s’est imposé comme un acteur incontournable de l’été à Genève. Une sorte de « G.O. » qui se charge de créer des souvenirs inoubliables pour tous ces jeunes à des moments charnières de leur existence. « Ensemble, nous œuvrons pour que chaque enfant et chaque adolescent puisse grandir dans un environnement qui valorise son potentiel, favorise son autonomie et nourrit son aspiration à devenir un citoyen épanoui et responsable », conclut Anne Hiltpold.
Un manifeste qui sonne comme une promesse !


